HENRY BARDIES
le saint patron des internautes
et la providence des potaches

Portrait virtuel
Jusqu'à cette nuit (3 janvier 2001) je ne savais pas si Henry Bardies était un robot, un mythe, un singe, un symbole, une bonne sœur, un clone, une libellule, un gourou, un gentleman, une oie ou un troglodyte.

Depuis des années que nous communiquons sur l'Internet, il m'a beaucoup appris, beaucoup donné, sans se cabrer devant mon incompétence, sans jamais se lasser de mes impatiences, sans m'envoyer me faire voir lorsque je le relançais sans cesse pour des broutilles que je pouvais dépatouiller tout seul en consultant son site. Mais je ne l'avais encore vu ni en photo, ni en peinture, ni en chair et en os.

Maintenant je sais qui est Henry Bardies. Voici sa photo, en pleine forme.

henry

Ce n'est donc pas un zombie mais un humanoïde, un descendant amélioré de l'homme du néanderthal, un avatar distingué de l'homo sinensis, appartenant au rameau "sapiens sapiens", un Européen de la branche méridionale, un homme «avé un zeste d'accent chantant», un animal énergique mais de bonne race, d'excellente compagnie, un Cathare, quoi...

Et avec ça, des yeux vifs pour scruter l'infini, un front interminable de cosmonaute que prolonge une calvitie distinguée, des tempes argentées agrémentées d'oreilles finement sculptées pour mieux vous entendre, un nez intelligent pour détecter les cons. Un chevalier d'Aquitaine, somme toute, comme le furent d'Artagnan, Porthos, Aramis et quelques autres.

Henry a tout fait dans sa vie: têté goulûment le sein de sa mère, déjoué en finesse la discipline imposée par ses professeurs, joué du biniou, caressé la nature dans le sens du poil, grimpé aux arbres, escaladé des montagnes, tiré des plans sur la comète, déniché des aigles, séduit mille jolies filles avant d'en séquestrer une, - noblesse oblige - la plus belle!

Un homme discret

Comme Henry est un homme pudique et discret, que je sais très peu de choses de lui, je vais laisser libre cours à mon imagination pour affiner sa légende.

Henry, dans sa jeunesse, a parcouru le ciel en aéroplane à réaction, à bord de fusées, sauté en parachute, crapahuté dans le djebel, traversé la Méditerranée à la nage, navigué à voile, en kayak, en sous-marin, mais jamais "à la vapeur"...

Après une carrière professionnelle bien remplie, pleine d'aventures et d'imprévus, il a mis sac à terre sur sa belle terre d'Aquitaine.

Une fois ses avions remisés, bouchonné ses canons, replié ses parapluies de compétition, il a pris le train du Nénet en route et le voilà explorateur virtuel, surfant sur le web, domestiquant les bytes.

Devenu en peu de mois "docteur honoris causa" de l'Université Bill Gates de Sacramento, il a créé à Auterive, une prestigieuse Ecole pour navigateurs virtuels surdoués qui a formé et forme encore une élite d'internautes: Aidenet.com.

En guise d'œuvre charitable, il a également ouvert un asile électronique pour non-doués, afin de recycler les cancres informatiques, les réfractaires incontinents, les débiles numériques (dont je suis moi-même les cours avec difficulté mais néanmoins quelque profit).

Aujourd'hui, général à la retraite, décoré de la rosette de la Légion d'honneur, de la Médaille de guerre, chevalier de l'Ordre de la Jarretière, grand chambellan du Nichtikam Nichtipour, toujours gai, gaillard, souriant, serviable et dynamique, Henry Bardies cuisine, pouponne, jardine, bricole une partie de la journée et passe ses soirées et ses nuits - après une sieste évidemment crapuleuse - à aider ses fans à réaliser leurs rêves, à repêcher ses correspondants en difficultés sans cesser d'agrandir et d'embellir ses propres sites notamment : Bravo Papy.

Depuis quelques mois, Henry Bardies vole au secours des potaches en éditant sur le Web une Grammaire claire et toute simple permettant à tous les cancres, aux demeurés, aux débiles légers dont je fais évidemment partie, de ne plus se prendre la tête en écrivant ou en élucubrant, mais de gagner sans difficulté le paradis des lettrés, des clercs, des autodidactes et de le mettre dans le cul comme disait Coluche, des diplocrates, des agrégés et autres mafieux de la gamberge politiquement correcte: Grammaire

Henry Bardies, un honnête homme bon comme le bon pain et le bon vin, en garçon bourré de talents, bouillonnant d'idées et de projets, ne garde cependant pas sa langue dans sa poche. Vous trouverez ses Coups de cœur et ses Coups de Gueule sur : Le site du Cathare

Aujourd'hui, premier août 2007, j'apprends par la télévision que l'ami Henry, Seigneur de Bardies, a cédé ses trois sites à des webmasters qui, je le souhaite, maintiendront le cap sans les dévoyer dans le sordide univers marchand qui envahit le Net!

Nous sommes des milliers d'internautes à qui Henry Bardies a tout appris sans jamais se lasser! Si Henry plie ses gaules sur le Net, le Web s'en ressentira ! Salut l'ami ! Le site du Cathare restera toujours à ta disposition pour accueillir tes coups de gueule ou tes coups de coeur!

henry

Septembre 2009 Voilà notre navigateur des cimes, notre prospecteur de canopées reprenant du service sur le Nénet. Amoureux de sa ville, de sa belle région d'Aquitaine, de l'Ariège enchantée, Henry crée pas à pas un site sur Auterive, la jolie cité bénie des dieux où il fait si bon vivre, son paradis sur terre !

Auterive

auterive-cp
 
30 Novembre 2011. Henry Bardies vient de nous quitter, sur la pointe des pieds, après une vie riche, d'honnête homme curieux de tout, s'intéressant à tout. Nous ne nous sommes jamais rencontrés mais nous conversions presque tous les jours par l'Internet ou le téléphone. C'est grâce à lui que j'ai pu construire mes sites, grâce à son aide efficace et constante que des centaines d'internautes ont pu construire le leur, formant une grande famille qui aujourd'hui pleure son meilleur ami. Au revoir Henry, tu es entré dans la Société de l'Esprit que tu as aidé à construire et dont tu resteras l'un des plus nobles pionniers.


Haut de page        Accueil Apophtegme         Eloge du Para