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Or, grande première, nous avons réussi à surprendre Georges Duclair en train de pianoter sur le clavier d'un "computer".
Jusqu'à ce jour, il se refusait obstinément à poser ses doigts sur un clavier numérique. Récemment il accepta cependant pour faire plaisir à sa petite fille, d'enfoncer les touches d'un téléphone portable, pour l'amuser...
Notre bon Georges affirmait depuis toujours que les doigts de l'homme sont un trésor bien trop précieux pour se salir au contact de l'eau de vaisselle ou du cambouis, de se casser les ongles au vil contact d'une machine. Il prétendait que les doigts d'un honnête homme ont été créés par Dieu pour caresser les cheveux ou le corps d'une jolie femme, de lutiner les adorables bourgeons de ses seins, de s'égarer amoureusement dans les recoins les plus secrets d'une féminité offerte au plaisir. À la rigueur, affirmait-il, les doigts peuvent servir pour porter une pipe à nos lèvres, à nous gratter le cul ou à se polir le chinois en temps de carême.
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Mais aujourd'hui nous avons la joie de vous annoncer, image à l'appui, que notre bon Georges Duclair se transforme en cachette en internaute avisé et va jusqu'à lever énergiquement deux de ses doigts en signe de victoire lorsqu'il parvient à envoyer un mémail.
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 Et voilà, chers amis, comment l'ardent défenseur de la procrastinarchie active s'est laissé piéger par le Progrès informatique !
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 Avant de nous quitter, Georges Duclair me susurre à l'oreille : Vous avouerais-je, cher ami, que sans aucun effort et sans éprouver la moindre contrariété je me sens un homme heureux ! Nous sommes en février 2007 et il nous est revenu, le bougre ! Jovial, dynamique, le voilà dans notre antre!
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Un brin de causette, quelques formules échangées et voici notre monde redevenu plus beau, plus clair (évidemment !), plus généreux...
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Mais tailler la bavette sans sieste ni roupillon, en voilà trop pour un galant homme ! Une amorce de petit somme réparateur vaut mieux pour la santé qu'un échange de propos lorsque l'on est d'accord !
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LES AVENTURES DE MONSIEUR DUCLAIR
Un jour, Georges Duclair, tranquillement installé dans son fauteuil où il se réveillait tout doucement de sa petite sieste quotidienne, fut brutalement tiré de sa torpeur par une très forte envie bien naturelle (il faut dire qu'il avait englouti à lui seul un énorme plat de nouilles pour le déjeuner).
Aussitôt, il fonça autant qu'il put vers le fond du couloir, là où se trouvait le lieu où il pourrait soulager cette pression intolérable.
Enfin arrivé, il défit avec précipitation les vêtements qui devaient être défaits, et soupira avec délices :
Ouf ! Il était temps....
Et là, il se rendit compte qu'une odeur qui n'était pas celle qu'il attendait avait envahi le petit coin. C'était une odeur de brûlé ! Au secours !
Il défit précipitamment les vêtements qui se trouvaient à ses pieds, et jeta son slip qui flambait dans le lavabo tout proche.
Dans son empressement, Georges Duclair avait laissé tomber sa pipe dont les cendres brûlantes s'étaient répandues sur son slip et y avaient mis le feu.
Georges Duclair reprit alors ses activités normales et habituelles jusqu'à la fin de l'après-midi.
Quand Madame Duclair rentra à la maison, elle s'aperçut aussitôt du changement de tenue de son époux et l'interrogea. Car Georges Duclair, en bon Auvergnat, change de vêtements le moins possible, et seulement sur les injonctions de madame Duclair.
Il lui raconta alors sa mésaventure, et c'est seulement en voyant son épouse pliée en deux par un fou rire irrépressible qu'il prit conscience du côté cocasse de son aventure.
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