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BOURRON-MARLOTTE |
Tout homme a le droit d'exprimer librement ses idées
à condition de penser conformément aux lois en vigueur.
(Georges Duclair)

Refaire le monde
Vers la fin du XXe siècle, nous nous sommes retrouvés quelques amis de toujours, accompagnés de nos épouses ou compagnes, autour d'une bonne table, à Bourron-Marlotte.
Parmi nous, un poète ouvrier, un merveilleux artisan du bois, deux enseignants (l'un, instituteur de droite, l'autre professeur d'université communiste), deux commerçants, un médecin, un avocat, un prêtre (croyant), un cadre supérieur, un PDG influent, un petit paysan écolo et un intello autodidacte et anarchiste (moi).
Nous avons bien déjeuné, nous avons bien bu, - merci petit Jésus, - nous avons beaucoup parlé et dit beaucoup de bêtises. Ainsi, avant la sieste, crapuleuse pour les uns, sage pour les autres, nous avons refait le monde pour la millionième fois.
Lorsque des hommes refont le monde, il faut s'attendre au pire, rarement au meilleur.
D'ailleurs, les femmes, sauf deux d'entre elles qui participèrent vaillamment à nos joutes déconnantes, nos compagnes conversaient entre elles, parlaient chiffon, télévision, chien-chien, enfants, bagatelle, voyages et brocante.
Mais ce jour-là, grâce à la subtile alchimie du parler vrai, (du verbe allié au vin) et à une sincérité spontanée (la vérité infuse), nous avons parfois débloqué "juste".
Nous avons d'abord établi une liste des choses qui allaient assez bien dans notre monde moderne et dans notre pays, puis en face, sur la même feuille, une liste des choses qui allaient plutôt mal. Une troisième colonne dénonçait les choses qu'il fallait absolument rénover, voire carrément changer.
Voici quelques éléments de cette liste de nos préoccupations:
- DROITS ET DEVOIRS
- Droits et devoirs de l'homme.
- Du droit de propriété.
- Le droit au travail et travail "noir".
- Le droit de s'enrichir entraîne-t-il des devoirs ?
- Du droit de vivre et du droit au suicide.
- Droit au logement et Minimum vital.
- Droit au travail. Droit à la paresse. Droit de propriété.
- Du droit des animaux. La vivisection.
- Droit au voyage et pollution.
- Droit de polluer.
- Droit des femmes et féminisme.
- ÉCONOMIE
- De la consommation.
- De l'absurdité de pousser à la consommation.
- Du crédit.
- La course au profit.
- ÉCOLOGIE
- La surpopulation.
- La destruction de l'environnement.
- Pourquoi une manifestation écologiste entraîne-t-elle saleté et nuisances ?
- Agriculture et Élevage intensifs ou extensifs.
- Respect de la Biodiversité.
- La querelle des OGM.
- ÉTAT & POUVOIR
- L'État de Droit et l'État de Bon sens.
- Du pouvoir.
- EUROPE & MONDE
- De l'Europe. Quelle Europe souhaitons-nous ?
- De la mondialisation.
- De l'aide aux pays pauvres.
- INSTRUCTION ET ÉDUCATION
- Pourquoi notre enseignement devient absurde.
- Éloge du "coup de pied au cul".
- JUSTICE
- La progression de la délinquance.
- Justice et peine de mort.
- LIBERTÉ
- La liberté et ses limites.
- Le retour de l'esclavage et des esclaves.
- La liberté de pensée et la liberté de parole.
- La loi Gayssot. A-t-on le droit de tout dire ?
- Les méfaits du voyage et du tourisme.
- MÉDIAS
- Des médias.
- De la télévison.
- DU PROGRÈS ET DE SES MIRAGES
- Inventions et gadgets.
- SANTÉ
- Médical business : non assistance à personne en danger.
- SYSTÈMES SOCIAUX
- Socialisme et capitalisme.
- Les crimes du communisme, du nazisme et du capitalisme.
- DIVERS
- Entropie et néguentropie.
- Guerre : nécessité ou Éradication.
- Ordre naturel.
- Racisme : sources de l'anti-sémitisme.
Aide aux pays pauvres
L'aide aux pays sous-développés consiste à voler l'argent des pauvres des pays riches pour le donner aux riches des pays pauvres. (Anton Meyer)
Il serait donc temps de revoir la copie. Sans préconiser une nouvelle colonisation, un droit d'ingérence limité serait hautement souhaitable afin de protéger les populations lésées par une dictature ou un État-voyou. En les aidant sur place, à creuser des puits, à produire de l'électricité solaire, à améliorer leurs techniques agricoles sans recours aux engrais chimiques ou aux pesticides dévastateurs pour l'environnement, nous les aiderons à mettre en valeur leurs superbes contrées. En partageant avec eux nos connaissances et notre savoir-faire nous réapprendrons aussi à leur contact des techniques ancestrales et des savoirs oubliés. Brevets et Droits d'auteur
Abrogation immédiate, inconditionnelle, universelle et sans indemnité de toutes les lois autorisant de breveter le vivant ou un élément de la nature. Abrogation immédiate, inconditionnelle et sans indemnité de tout brevet pris sur un élément de la nature. La prolifération démentielle de telles prises de brevet étant un attentat contre l'humanité, contre la terre, contre l'univers, une telle mesure doit être prioritaire. Consommation
La consommation : il ne faut pas inciter les gens à consommer davantage mais à économiser d'avantage, à économiser le plus possible. Tout dans l'univers est recyclable. Aucun atome ne reste inutilisé. Chaque être vivant, chaque plante, chaque minéral retourne au pot commun.
La liberté : c'est l'autarcie, ne dépendre de personne, pouvoir vivre de son travail, de ce que l'on produit soi-même. La vie en société, est un bonus. Mais n'oublions jamais que, partenaire pour un temps, l'autre reste toujours un concurrent, un adversaire, un ennemi en puissance, et que c'est bien ainsi. Crédit et Endettement
Le crédit est une arme à double tranchant selon l'usage qui en est fait. Bien conçu et bien conduit, il peut être facteur d'équilibre au sein d'une famille ou d'une nation. Le crédit doit être gagé sur une épargne préalable et devrait être limité aux acquisitions de biens nécessaires et durables. L'endettement est le plus souvent une tare qui peut conduire un individu, une famille ou une nation à la ruine et à l'esclavage. Des devoirs et des droits
Chaque être humain, en naissant, acquiert des devoirs et des droits. Droit à disposer de son corps et de sa vie
Parmi les droits que chaque être humain acquiert en naissant, celui de disposer librement de sa vie et de son propre corps nous semble incontournable, à condition que son acte ne porte pas atteinte à la vie ou à la santé d'autrui.
Droits et devoirs de l'homme
Le premier droit de l'homme est le droit à la nourriture, au logement et au travail qui permet l'exercice des autres droits. Le droit de vivre librement de son travail est fondamental et imprescriptible. Aucune entrave juridique ou sociale ne doit l'empêcher. La notion de travail noir est une aberration. Il n'existe pas de travail noir, seulement du travail bâclé ou mal fait.
Le second droit fondamental de l'homme est de penser et de s'exprimer librement, sans interdit d'aucune sorte, sans qu'on le bride, le freine ou le conditionne.
Le troisième droit naturel est le droit de propriété. Tout homme, dès sa naissance, a le droit de posséder un morceau de terre à lui, où vivre librement, se réfugier, élever un toit et cultiver de quoi se nourrir. Droit de propriété
Le droit de propriété n'est pas illimité. Le droit naturel lui est opposable chaque fois qu'il empiète sur le droit d'un autre individu, d'une famille, d'une collectivité les empêchant de satisfaire leurs besoins indispensables. Droit de propriété du sol
Le sol et le sous-sol devraient demeurer la propriété inaliénable de la nation tout entière, l'État restant garant de cette propriété exclusive. Seul un droit d'usage limité dans le temps sera concédé à un particulier ou à une société, étant entendu que tout homme a le droit à un logement décent, à un lopin de terre à cultiver.
Ce problème étant extrêmement complexe, et les avis des participants à notre colloque étant divergeants, nous invitons tout un chacun à y réfléchir avant d'en débattre librement avec nous.Droit à la beauté
Chaque homme a le droit de vivre dans un environnement beau et sain, dans une nature intacte et non polluée. Ce droit fondamental gravement compromis par l'industrialisation désordonnée, menacé par l'enlaidissement du paysage, de l'urbanisation monstrueuse, doit absolument être rétabli et s'inscrire dans les mesures opposables à l'implantation de toute nouvelle industrie ou nouvelle construction. Droit de s'enrichir
Un homme, une famille, un clan, une nation ont-ils le droit de s'enrichir indéfiniment, sans limites, fût-ce au détriment d'un autre homme, ou en ruinant une autre famille, une nation ou la terre entière ? Doit-on fixer une limite légale à l'accumulation de richesses, de propriétés, entre les mains d'une seule personne, d'une seule famille, d'un seul clan, d'une seule classe sociale ? A la rémunération d'un ministre, d'un chef d'État ou d'un mandataire social ? Trois partenaires à cette réflexion répondent oui; deux autres : non ! Un interlocuteur dit : Ça dépend ! Les autres n'ont pas d'avis immédiat.
Nous décidons de réfléchir encore à la question.Droit au voyage
Le droit de se déplacer librement, à ses frais, dans le monde entier, à travers tous pays, est un droit inaliénable. Il impose au voyageur l'obligation absolue de se soumettre aux lois, aux coutumes, et de respecter les usages, des contrées qu'il visite, d'éviter toute pollution. Le droit au voyage n'implique en aucune façon le droit de résidence permanente ou le droit d'une installation prolongée dans le pays visité. Tourisme de masse
Le tourisme est une industrie polluante consistant à envoyer loin de chez eux, vers des endroits qui seraient mieux sans eux, des gens qui seraient mieux chez eux. (Georges Duclair) Droit des animaux
Le droit des animaux de vivre libres sur un territoire inaliénable leur permettant de subsister, ou sur un territoire commun, en harmonie avec les hommes, est un droit fondamental à élaborer de toute urgence. L'interdiction universelle de la vivisection, des expériences sur animaux, de la torture ou de l'abattage accompagné de cruauté serait un acte de civilisation important qui honorerait la race humaine. Le Droit naturel
"Le droit de chacun s'arrête où commence celui d'autrui." "La liberté de chacun s'arrête où commence celle d'autrui." Égalité des sexes
Tout en restant différents de par leur nature même, mais complémentaires dans leurs activités et leurs attributions au sein de la famille et de la société, l'homme et la femme sont égaux en droits et en devoirs devant la loi. Éducation et Instruction
Si l'éducation et l'instruction sont également nécessaires, la première prime la seconde. L'éducation c'est apprendre à chaque enfant les règles civiles de conduite, permettant une vie harmonieuse en société. C'est aux parents qu'incombe l'éducation de leurs enfants.
L'instruction c'est donner à chacun les outils pour se comprendre les uns les autres, travailler en commun. En venant au monde, chaque enfant a droit à l'éducation et à l'instruction. Apprendre à chacun de lire, écrire, calculer, est le premier devoir de l'État. Inculquer à chacun les lois et la langue de la cité, de la nation, de son pays, est le premier devoir des parents. Études et Apprentissage
Chaque enfant a le droit inaliénable et le devoir d'apprendre les règles élémentaires régissanr la vie en société, le savoir-vivre; puis d'acquérir les notions et le savoir-faire nécessaires pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Il ne devra être fait aucune différence de rénumération entre les travaux manuels et les travaux intellectuels. Cette rénumération dépendra dans une large mesure de l'offre et de la demande.
Si les études primaires, représentant le socle commun de connaissances nécessaires à tout membre de la société seront gratuites et obligatoires, leurs frais assumés par la collectivité, les études supérieures seront payantes. Bourses, prêts sur l'honneur et service civil
Afin de permettre une égalité de chance entre les élèves issus des différentes couches de la société des bourses d'études, des prêts sur l'honneur seront accordés aux élèves les plus doués, l'apprentissage vivement encouragé, pour ceux qui choisiront des métiers manuels.
De tout étudiant ou apprenti ayant réussi ses examens, obtenu son diplôme ou sa maîtrise, il sera exigé un retour sur investissement au bénéfice de la société par l'exercice de son talent durant trois ans au service de la communauté là où l'État le jugera utile, moyennant une rémunération équitable.
Cette contribution personnelle au service de la nation pourra s'exercer en tout lieu où cela sera nécessaire et permettra la fluidité de l'emploi, une meilleure répartition territoriale et un brassage bénéfique entre la ville et les campagnes. L'État et son domaine
La vocation de l'État est d'administrer, de juger, d'arbitrer. Il n'est pas dans ses attributions de créer des richesses ou de les répartir. Son premier rôle est celui de juge et d'arbitre. Il doit faire respecter les devoirs et les droits de chacun, rendre une justice équitable, enregistrer les lois, les faire respecter par tous et partout.
Le rôle de l'État est aussi de superviser : l'instruction publique, le bon état des moyens et des réseaux de communication, la conservation des monuments, l'entretien des routes, des voies ferrées. Il doit assurer liberté et protection à la population grâce à une armée et une police efficaces, entretenir une diplomatie pour négocier les intérêts de la nation qu'il représente avec ceux des autres États. Il doit protéger les plus pauvres contre les riches sans favoriser la paresse des premiers mais en freinant la rapacité des seconds tout en évitant de leur rogner les ailes.
Les finances d'un État doivent absolument rester en équilibre et chaque emprunt contrebalancé par des recettes correspondantes. Les élus votant une dépense non compensée par une recette du même montant, seront responsables de la dette sur leurs biens propres, ceux de leur famille, de leur parti politique. Il ne saurait exister de dérogation à cette règle qu'en cas de force majeure comme une guerre subie ou un cataclysme naturel. La famille
La famille représente la cellule de base de la société. Elle doit être protégée par des lois. Jusqu'à l'âge de 9 ans, tout enfant a le droit d'être élevé à la maison par sa mère. Pour cela toute mère élevant son enfant au foyer percevra un salaire. Ceci jusqu'au second enfant. Au-delà du troisième enfant, la femme au foyer ne percevra plus d'indemnité légale. De la gifle et de la fessée
Une mère et un père ont le devoir d'élever correctement leurs enfants et le droit inaliénable de les corriger s'ils ne les écoutent pas. Une tape, une gifle, une rouste ou une fessée, indiquent à l'enfant la limite à ne pas franchir. Mais ce droit des parents s'arrête où commence celui de l'enfant. La correction légère peut avoir lieu à chaud. La correction sévère doit être exécutée à froid. Après un temps de réflexion, pour l'enfant comme pour l'adulte. Les participants à notre colloque ont des avis divergeants. Montaigne et Térence sont d'un avis contraire :
Montaigne et Térence sont d'un avis contraire :"J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre, qu'on dresse pour l'honneur et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile en la rigueur et en la contrainte; et tiens que ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence et adresse, ne se fait jamais par la force. On m'a ainsi élevé. Ils disent qu'en tout mon premier âge je n'ai tâté des verges qu'à deux coups, et bien mollement. J'ai dû la pareille aux enfants que j'ai eus." (Essais) De la fonction publique
Tout fonctionnaire, même le plus haut placé dans la hiérarchie, est au service exclusif des citoyens. Il n'est pas un serviteur de l'État. Si l'État est en conflit avec les citoyens, le fonctionnaire doit rester neutre. Tout fonctionnaire paresseux, malhonnête ou corrompu sera remercié immédiatement, sans indemnité ni compensation. De la police
La police est au service des citoyens avant d'être à celui de l'État. De l'armée
Une armée doit être à la fois "citoyenne" et professionnelle au service non d'un gouvernement, d'un parti, d'une faction, mais de la nation. De la justice
La justice dans un État démocratique doit être exercée par des juges indépendants de toute pression extérieure, exercée soit par l'État soit par les puissants. Elle doit dire le droit sans oublier le bon sens. Un juge ne devrait pas accéder à la magistrature avant l'âge de trente-cinq ou quarante ans. Un juge efficace et compétent doit avoir exercé durant dix ans le métier d'avocat sur le terrain, avant de mettre à jour ses connaissances théoriques dans une école spécialisée. Tout juge corrompu ou malhonnête doit être immédiatement déchargé de ses fonctions, sans indemnité et sans possibilité de réintégrer un service de l'État.. Du travail noir
Le droit au travail est un droit absolu, imprescriptible. Il prime les différents aménagements et correctifs apportés par les sociétés au droit du travail.
Tout homme a le droit et le devoir de travailler librement et sans entraves, dans la limite de ses compétences, pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. La notion de "travail noir" doit être radiée de nos lois.
Il n'y a pas de travail noir, il y a du travail bâclé, mal fait, mal payé, abusif, exercé par des incompétents. La proximité
Chacun a le droit de produire librement ce dont il a besoin au sein d'une économie familiale, d'en échanger le surplus avec ses voisins, de le vendre sans entraves sur un marché de proximité.
L'État dans sa fonction d'arbitre doit veiller à ce que chacun ait le droit de vivre librement des fruits de son travail, sans en être privé par des marchandises ou des services bradés par des producteurs de contrées lointaines.
Aujourd'hui, le laisser-faire de certains gouvernements, complices de spéculateurs sans foi ni loi, permettent que des produits alimentaires, des viandes, des fruits ou des légumes soient importés depuis l'autre côté du monde, avec toute la dilapidation énergétique que cela comporte, acculant les producteurs locaux à la ruine. Priorité absolue doit être accordée aux produits de proximité.
De même, toute personne a le droit inaliénable d'échanger librement pour ses besoins personnels et ceux de sa famille, sans patente, sans entraves juridiques ou fiscales, dans les limites d'une franchise légale, tout produit cultivé, créé ou élaboré par lui-même et sa famille. Le montant de cette franchise, correspondant au salaire minimum (SMIC) sera fixé par une commission paritaire réunissant associations de producteurs, de consommateurs et représentants de l'État. Il pourra être révisé à tout moment. Europe
La construction de l'Europe et l'élaboration d'une constitution ne doivent pas être laissés à l'initiative exclusive de nos élites perverties par l'appât du gain et la soif du pouvoir. C'est l'affaire de tous. Les moyens choisis jusqu'ici vont à peu près tous dans le mauvais sens. Seul le Général de Gaulle semble avoir vu juste en préconisant une Europe des Patries due à l'initiative populaire, plutôt qu'une Europe centralisée et bureaucratique aux mains d'une caste irresponsable et dévoyée. L'exemple de la Confédération Helvétique qui s'est constituée lentement, au fil du temps, sur plus de sept siècles, laissant chaque canton le plus indépendant possible, avec ses lois et ses coutumes propres, serait, semble-t-il, le meilleur exemple à suivre. Mais n'est-il pas déjà trop tard ? Trois d'entre nous estiment que non !
De la Mondialisation
La Mondialisation est un crime abominable en train d'être perpétré contre notre civilisation. Un crime contre la diversité, la liberté des peuples à disposer d'eux-même, un crime contre la beauté, un crime contre l'esprit. La Mondialisation confie aux plus avides, aux plus méchants, aux incultes, aux criminels et trafiquants de tous horizons, la propriété et la libre disposition des richesses de notre monde qui sont le bien commun de toute l'humanité, des animaux, des plantes et de tout être vivant sur notre planète.
Fonction publique et Fonctionnaires
Nous venons de le voir, la fonction publique est dans un État moderne un mal nécessaire. Et s'il est indéniable qu'une majorité de fonctionnaires sont efficaces et honnêtes, il n'en demeure pas moins que ce corps social pléthorique gangrène notre société jusqu'à l'os et la pourrit par la tête !
Chez beaucoup de nations, les fonctionnaires sont un État dans l'État, agissant à l'encontre de l'intérêt de la nation, dont le pouvoir exorbitant, les privilèges et la corruption nuisent au pays tout entier.
L'inamovibilité du fonctionnaire était jadis une garantie pour le citoyen de son impartialité à l'égard du citoyen. Il n'en est plus de même aujourd'hui.
Il semble donc nécessaire de redonner aux citoyens le droit d'élire les fonctionnaires lors de chaque élection. De même tout fonctionnaire doit être révoquable à tout moment, sans indemnité, si son incompétence est avérée, s'il a failli à son devoir, s'il a tripatouillé dans la caisse ou perçu des pots-de-vin. Prolifération humaine
L'Homo sapiens apparu en Afrique, voici 200.000 ans a survécu, prospéré et proliféré jusqu'à nos jours malgré un environnement difficile souvent hostile. Son existence prolongée prouve sa robustesse.
Or, son extraordinaire développement d'abord très lent s'étant brusquement accéléré au cours des deux derniers siècles, grâce à son intelligence inventive, il tend aujourd'hui à atteindre ses limites dans plusieurs domaines.
Géographique d'abord, avec la colonisation de la terre entière unique domaine actuellement possible de sa domination. Economique ensuite avec la multiplication exponentielle de sa population. Structurel en fin de compte par le lent empoisonnement de la terre, de l'air et des eaux nécessaires à sa survie, par une agriculture intensive et une industrialisation mal maîtrisées. Population et surpopulation
Notre planète n'étant pas extensible à l'infini la surpopulation humaine est devenue le problème N° 1 de notre survie. Les plantes, les animaux qui cohabitent à nos côtés étant nécessaires à notre existence sans parler de leurs droits naturels à cette coexistence, le problème posé apparaît insoluble.
Jusqu'ici les guerres, les pandémies, les cataclysmes, parvenaient à maintenir un certain équilibre. Aujourd'hui l'activité humaine, l'accroissement exponentiel de la population, la destruction programmée de la nature et, paradoxalement, le progrès désordonné de la science et des techniques, détruisent cette fragile harmonie.
Comme il ne serait pas "humain" de couper les couilles aux pauvres, aux malades, aux fous, aux tarés, nos philosophes en reviendront sans doute à redécouvrir les mérites d'un eugénisme modéré, à remettre à l'ordre du jour des pratiques préconisées par des esprits aussi honorables qu'Alexis Carrel, Konrad Lorentz, Alfred Fabre-Luce ou Jean Rostand, avant de voir surgir un nouveau dictateur capable de faire beaucoup mieux que le camarade Hitler ou le bon papa Staline. Science & Progrès
Le progrès accéléré auquel nous assistons depuis cent ans dans tous les domaines est un leurre. La science au service de la connaissance est un bienfait. La science au service d'une industrie mercantile est un méfait. L'industrialisation forcenée pollue davantage qu'elle ne soulage l'homme, elle l'abêtit, l'asservit, l'appauvrit comme elle appauvrit la nature, empoisonne la terre nourricière, l'air que nous respirons et l'eau que nous buvons. Comme le disait déjà François Rabelais il y a plusieurs siècles : «Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.»
Le Progrès désordonné est devenu un fléau, l'ennemi du genre humain, de l'envionnement et de la nature. Guerre
La guerre est un mal nécessaire, une maladie qui renforce les défenses immunitaires d'un peuple. Elle n'est pas un mal en soi. Elle représente un recours pour les peuples opprimés de se libérer, de modifier un rapport de forces que des lois scélérates ont rendu inacceptable. Parfois, elle représente un exutoire pour un peuple fort, une race vigoureuse, leur permettant de se mesurer à leurs voisins. "Certes la guerre est un mal, je suis le premier à en convenir, mais c'est un mal nécessaire. (...) Certes la guerre traîne après elle bien des maux. Certes, ce serait un grand crime pour un peuple que de la déchaîner sans raison, mais c'en serait un autre que de vouloir la détruire, «car sans elle, disait M. de Moltke, sans elle le monde pourrirait» (Charles de Gaulle (Lettres, notes et carnets T.I)
"Aimez la paix comme le moyen de nouvelles guerres, et la paix brève plus que la longue. / Ihr sollt den Frieden lieben als Mittel zu neuen Kriegen und den kurzen Frieden mehr als den langen." (Nietzsche)
Rêve et imagination
L'imaginaire et le rêve sont tout aussi réels que ce que nous observons et ressentons quotidiennement. Ce que l'homme imagine existe, exista ou existera. L'imagination et le rêve ne s'opposent pas au réel. Ils font partie de la réalité de l'univers, ils existent dans le temps et hors du temps.
Urbanisation plus harmonieuse
Aménager nos cités pour leur garder une taille humaine est aujourd'hui une nécessité évidente. Ne pas négliger le caractère esthétique des maisons, éviter l'apparition de ghetto pour riches et de quartiers pour pauvres. Prendre exemple sur les immeubles de rapport de jadis où une maison se composait d'un étage noble - en général le second étage, aux fenêtres et balcons ornés, de grande hauteur sous plafond, où demeurait un notable ou le propriétaire. Le rez-de-chaussée réservé aux activités artisanales ou commerciales comportait une habitation à l'entresol. La loge donnant sur le hall d'entrée abritait le concierge chargé de la surveillance et de l'entretien.
Au-dessus de l'étage noble, le troisième et le quatrième étaient soit réservés à la famille proche, soit loués à de hauts fonctionnaires, directeurs, membres de professions libérales. Au cinquième habitaient des personnes de qualité plus modeste; tandis que le sixième et le septième étage appartenaient aux artistes (les ateliers de peintres n'étaient pas rares), aux bonnes, cuisinières, valets et autres domestiques. Parfois ces chambres sans confort éaient louées à petit prix aux pauvres ou hébergeaient gracieusement des étudiants.
Une telle disposition offrait une parfaite mixité sociale, permettait un bon entretien de l'immeuble sans dégradations.
La domesticité ayant fondu, les chambres de bonne se sont faites rares et, grâce à l'ascenseur, sont souvent transformées en luxueux "penthouse".Valeur des choses
Dans notre société marchande et capitaliste toutes choses ont une valeur et un prix. Cette valeur et ce prix correspondent à une échelle d'évaluation subjective basée sur le besoin nécessaire, la rareté, l'envie. Au cours de l'histoire humaine les critères d'évaluation des prix et des valeurs se sont modifiés voire inversés.
À l'âge du troc ou de la monnaie coquillage qui avaient cours au sein des sociétés primitives, les échanges restaient modestes et transparents. A l'ère de la mondialisation, de la globalisation des échanges, de la monnaie et des règlements électroniques instantanés, rien n'a plus de valeur absolue ou constante. Nous vivons dans une ère quantique de l'économie où la pénurie fera la loi. Rémunération
Il y a cent ans encore, dans une économie restreinte, l'écart des rémunérations dans les sociétés avancées s'échelonnait de 1 à 100. Aujourd'hui cet écart est de 1 à 1000 entre le "smicart" et le dirigeant d'une grande société multinationale. Un écart tout aussi démesuré s'est établi entre celui qui "possède" quelque chose et celui qui n'a rien ! Cet état de fait est-il juste ? Évidemment : Non ! Mais est-il raisonnable, voire acceptable ? Notre réponse est : Non !
Peut-on, doit-on y remédier pour éviter une explosion sociale ? Là ! Nous ne sommes plus d'accord entre nous. Trois participants disent: Laissons faire la nature, un nouvel équilibre naîtra du bouleversement inévitable. Après l'orage, après la tempête, la nature apparaîtra plus belle ! Il en ira de même pour notre civilisation. La majorité d'entre nous refuse de rester les bras croisés, exige l'intervention des États. Nous décidons de réfléchir plus avant et de nous réunir à nouveau dans quelques mois avec de nouvelles propositions. Vitesse
L'accélération et la vitesse auxquelles nous assistons dans un grand nombre de domaines et auxquelles nos sociétés se soumettent avec délectation conduisent irrémédiablement notre civilisation industrielle et artificielle dans le fossé. À l'attraction fatale du toujours plus inversons résolument la tendance en toujours moins durant quelques décennies. Moins de consommation, moins de vitesse, moins d'agitation, moins de gadgets, moins de profits... Ensuite, si l'humanité survit à ce ralentissement, nos descendants moins nombreux, plus sains, plus sages, plus heureux, reprendront sans doute avec frénésie le chemin illusoire du progrès.
LOIS
Le retour du balancier
Une fois le balancier lancé il va jusqu'au bout de sa course, s'il ne trouve pas d'obstacle sur sa route pour le freiner ou l'arrêter. Le point extrême atteint, il revient en arrière, tel un boomerang, avec le même élan, le même allant et, sur sa lancée, ira rejoindre le point extrême, opposé, où il s'arrêtera pour revenir en force. Ce point extrême est fonction de l'impulsion de départ (énergie) qui lui est donné, du poids du balancier, de la matière qui le compose, de l'inertie et de quelques autres facteurs. Si aucune nouvelle impulsion extérieure ne l'anime, sa trajectoire s'use (entropie) jusqu'à l'arrêt final. Inertie et mort. De la Vie et de la Mort
Une des seules certitudes est que tout homme, tout animal, toute plante est mortel. La terre même, le soleil, les étoiles, les galaxies qu'elles forment sont probablement eux aussi mortels. Reste un doute pour les éléments de base qui composent l'univers. Il a été dit que les atomes, et leurs constituants notamment l'électron étaient immortels. Selon cette hypothèse, Dieu serait l'électron. Ce qui nous plairait assez car cela conforterait notre supposition favorite que : tout ce que l'homme imagine existe, exista ou existera. Que l'imagination et le rêve ne s'opposent pas au réel mais font partie de la réalité de l'univers, ils existent dans le temps et hors du temps
Notre première rencontre date de 1997. Peu de modifications ont été apportées à nos réflexions d'alors. Aucune contribution extérieure ne nous est parvenue. Aujourd'hui, dispersés, disparus dans la nature ou retournés au pot commun, la plupart des pionniers n'ont plus donné signe de vie et nous nous sommes retrouvés quatre rescapés pour tenter de renouer le fil de nos idées. Mais notre offre de jadis reste ouverte : Tout internaute peut librement se joindre à nous, s'il le souhaite, et participer à l'élaboration d'une Constitution libre établie non seulement sur le Droit, mais sur l'Ordre naturel et le Bon Sens ! (14/07/2008)
Voir aussi le site : Trazibule
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