PÉTENGUEULE
La Croisade des Fadas

 

 

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AUX FOUS QUI NOUS GOUVERNENT
IL FAUT DES RÉPONSES FOLLES

Aux fous qui nous gouvernent, répondons avec des armes folles. Terrifiante est la bêtise de nos élites, mais plus âpre sera leur chute. C'est dans l'esclavage et le chaos que naît la liberté.

Nous n'avons rien, exigeons tout.

Nous ne sommes rien, mais de ce rien, créons un monde plus beau, plus noble, plus riche, plus fou...

L'aimable Attila, le gentil Papa Staline, le délicieux Adolf Hitler, le singulier Mao ne sont plus.

De doux démocrates désintéressés et compétents ont pris leur place, non pas pour nous décimer, mais pour nous réduire à l'état de larves.

tortures

Vos crimes sont affreux, les nôtres seront atroces.

Certes, nous sommes des larves, des tout petits, des minables, des laissés-pour-compte. Mais nous sommes des tardigrades. Lents, sages, frustes, patients, frugaux, impitoyables, nous ne payons pas de mine. Nous vivons de peu. Une seule goutte d'eau nous ranime et nous permet de saper, de ronger, de pourrir, de disséquer quand et où nous le souhaitons, ceux qui nous contraignent.

Nous aimons la lumière et la nuit, la beauté et l'horreur, l'élégance davantage que le mal foutu, l'amour mieux que la haine. Chacun de nous est une bombe vivante. Un violent poison à retardement. Chacun de nous recèle la dynamique du nombre d'or, nous sommes l'avenir et la fin du monde

Nous ne serons plus jamais dupes de votre puissance, Messeigneurs ! Vous n'êtes qu'un ramassis de trous-du-cul jouant à vous péter mutuellement à la figure ! Des pètengueules. Le vainqueur de vos fariboles est le cul qui pue le mieux et pète le plus fort !

Tout pouvoir, même le nôtre quand nous l'aurons pris, est nauséabond et pourrit par la tête celui qui l'a saisi.

Nos idoles : Diogène et Cincinnatus. Le laboureur et le philosophe. Jésus qui chassa les marchands du temple. La vôtre Érostrate.

Après vous avoir senti puer, vu pourrir, nous retournerons à notre charrue et à nos facéties. Nous saisirons l'épée de l'humour et le sabre de la dérision chaque fois qu'il le faudra pour vous enfumer de nos pestilences et vous étourdir de nos fous rires. (P.G.)
 

petengueule royal

 

LA GUERRE DU «DROIT»
une sinistre comédie

Encore un bien joli détail, sur la comédie sinistre qu'a été la fameuse guerre du droit de 1914.

Un amiral anglais, Consett, a publié un ouvrage dans lequel il établit que pendant toute la guerre, les Anglais et les Américains, dressés même en rivaux dans cette fructueuse opération, n'ont pas cessé de ravitailler l'Allemagne sous le couvert des pays neutres.

Nous savions déjà que l'Angleterre s'est refusée à toute négociation pouvant amener la paix, tant que ses intérêts financiers et commerciaux lui faisaient désirer qu'elle continuât. L'histoire du ravitaillement de l'Allemagne qui remplissait ses poches en poursuivant l'affaiblissement de ses alliés complète cela à merveille.

Il paraît qu'Anatole France a dit un jour : «On croit mourir pour la patrie. On meurt pour des industriels.» Il n'a pas fait une grande découverte ce jour-là.

Des histoires de ce genre aident à comprendre la réponse de Clemenceau, il y a quelque temps, à un journaliste qui lui demandait s'il écrirait ses souvenirs : «Moi, écrire mes Souvenirs? Jamais! Si j'écrivais ce que je sais sur la guerre, plus un Français ne voudrait jamais se battre pour la France.» (Journal de Léautaud)

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